Twilight

Twilight
Drôle de principe que le « phénomène de société », n'est-ce pas? Comment expliquer ceci sans dire : « je ne me l'explique pas »? Le monde culturel, depuis une dizaine d'années, a été ébranlé par plusieurs de ces phénomènes. Pensons à celui qui a rameuté petits et grands sous la même bannière : Harry Potter a sans nul doute été un véritable houragan culturel (ou anti-culturel dirons certains). Toujours est-il que cette heptalogie a peut-être permis un phénomène de société au sens propre du terme. Je pense, en effet, au fait que l'univers magique potterien a certainement réconcilié bon nombre de jeunes lecteurs avec cet amas d'encre et de papier qu'est le livre. Jusque là, les enfants et plus particulièrement les adolescents avaient une réelle dent contre la Littérature. Un problème ardu se posait donc pour les maisons d'édition. Comment récupérer toute ces lecteurs perdus au fil des ans? La réponse a été cinglante : embarquez-les vers un univers lointain et pourtant si proche qu'il leur paraîtra presque palpable. Quel ado n'a pas rêvé d'entrer à Poudlard en sa onzième année pour enfin apprendre les rudiments de la magie? C'est là qu'est le véritable phénomène de société dans Harry Potter.
Plus récemment, les cris stridents des jeune filles en fleur se sont déchaînés sous l'impulsion d'une nouvelle vague adolescente, j'ai nommé Twilight. La sortie du film était attendue au tournant par une foule toujours plus importante. Il faut dire qu'aux fondements de ce « phénomène de société », comme on l'a appelé en constatant avec un certain mépris l'aliénation subie par les adolescents, se trouve un auteur : Stephenie Meyer. Cette américaine d'une trentaine d'année a eu une idée que l'on qualifiera de « géniale » : marier la romance au mythe vampirique. C'est ainsi que naquit la saga Twilight, ou plutôt Fascination pour les anglophiles. C'est une série de quatre ouvrages respectivement nommés : Twilight, New Moon, Eclipse et Breaking Dawn. J'ouvre une petite parenthèse, les livres ont été outrageusement traduits par : Fascination, Tentation, Hésitation et Révélation alors que franchement, les titres anglais étaient aisément traduisibles. Parenthèse refermée. Stephenie Meyer fut d'ailleurs celle qui détrôna Harry Potter. En effet, ces livres ont battu le septième volume à leur sortie dans le top des ventes.
Mais Twilight, qu'est-ce que c'est? Pour ceux qui vivaient sur une autre planète (ou ceux qui se sont dit « Je ne ferai pas comme avec Bienvenue Chez les Ch'tis. Je ne serai pas comme ces moutons qui vont tous voir le même film! », l'histoire de Twilight est relativement simple à comprendre si l'on simplifie la trame narrative à l'extrême. Les romans sont focalisés sur Bella Swan, une jeune américaine de 17 ans qui part vivre chez son père dans la triste et monotone ville de Forks, dans l'état de Washington. Si vous ne l'aviez pas encore compris, elle n'a vraiment pas envie d'y aller. Au bout de quelques jours, elle fait la difficile rencontre d'un certain Edward Cullen. Difficile parce qu'a priori, elle lui hérisse le poil. S'enchaîne ensuite toute une série d'événements qui consacre la naissance de leur désir mutuel et surtout la grande découverte de Bella : Edward est un vampire! C'est la que l'on découvre toute la complexité du monde de Meyer, elle a réussi à piéger ses personnages dans leur amour naissant. Désormais, le dilemme est omniprésent. Etant un vampire, Edward a soif du sang de Bella a chaque instant.
A travers cet univers, c'est toute une réflexion sur la mort et l'amour que nous livre Stephenie Meyer. A fortiori, son adaptation cinématographique aussi. Il faut dire que celle-ci est tout à fait bien tournée et surtout intelligemment menée. Catherine Hardwicke réalise un film sur la culture adolescente tipiquement américaine, particulièrement celle du lycée. De l'amour-passion au bal de fin d'année en passant par les plans drague foireux, tout y est passé en revue avec une certaine maestria. Mais par dessus tout, c'est un film sur le désir et l'amour dans lequel se mêle sans aucune discension. Les scènes d'action sont parfaitement contre-balancées par les scène d'inaction, elles-mêmes fortes en émotions comme il le faut. Jamais on ne s'ennuie dans notre fauteuil de velours. On en demande même plus. A la sortie de la salle, on se surprend à rêver. Ne serait-ce pas magnifique de vivre éternellement avec celui qu'on aime? Oui, c'est sans doute ça la force de la saga Twilight, c'est cette manière de nous prendre par la main et de nous faire entrer dans ce monde si intéressant et si riche. On n'a qu'une envie, y rester. Que cela ne s'arrête pas. Donc, le film est magnifiquement bien arrangé, son plus grand point fort. Il est une adaptation réellement bien amené. Les acteurs sont tous bons dans leur rôle, petite palme aux acteurs principaux Kristen Stewart et Robert Pattinson qui nous font vivre de façon tout à fait crédible cette tension amoureuse tout au long du film. La palme, selon moi, revient aux livres qui sont derrière ce succès mérité. Enfin, j'aimerai toutefois limiter le slogan publicitaire du film : "Un Roméo et Juliette fantastique". Oui, je sais je sais c'est peut être rabat-joie mais on ne peut tout de même pas rapproché Shakespeare de Twilight. C'est un point de vue qui ne concerne que moi. Je suis un peu contre cette étiquette shakespearienne même si c'est bel et bien notre maître à tous qui a inventé l'amour interdit en Littérature. Alors oui, Twilight est sans doute un amour interdit, ce qui, du coup, le met en relation avec un certain Roméo et Juliette. Mais ça s'arrête là selon moi. Les deux oeuvres ont leurs qualités et leurs défauts.
En bref et pour finir, Twilight est sans doute pour moi, la révélation de ce début d'année, le film que je n'attendais pas et qui m'a pourtant choqué au point de me rendre accroc...

# Posté le lundi 16 février 2009 14:10

Tu me manques...

Cela ne fait que quelques jours que nous nous sommes quittés,
Et pourtant la marque qu'a laissée ton départ est de plus en plus lancinante dans mon coeur.
Pourtant, tu me manques comme si tu étais partie depuis des années.
Il y a tant de choses que j'aurais voulu faire avec toi avant que tu partes,
Maintenant j'en suis incapable et même toi ne peux m'aider à traverser ma détresse.

Tu n'es plus là et pourtant tu l'es toujours dans mes pensées.
Mes lèvres ont la nostalgie des tiennes,
Mon regard aimerait se poser sur toi une dernière fois.
Tout mon être voudrait jouer enfin en ta présence,
J'aimerai encore vibrer au son de ta voix,
Te serrer un peu plus dans mes bras.
Je ne me connais plus lorsque toi tu n'es plus là.

Mais tu ne resteras plus longtemps loin de moi.
Déjà, je t'apperçois souriante dans mes rêves.
J'apprends à tempérer ce mal cuisant en mon sein.
Cette difficile tâche m'occupent et comble le vide que tu as laissé,
Petit à petit, le mal s'effacera
Et bientôt, tu seras là.

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 15:25

La rentrée ou le bal des faux-semblants

Aujourd'hui comme tous les ans à la même période c'est la rentrée scolaire qui met en émoi tous les JT qui devraient s'occuper plus de choses bien plus importantes dans le monde.
La rentrée c'est pour la plupart le symbole d'une nouvelle année, de bonnes résolutions qu'on ne tiendra pas, de nouveau départ mais surtout la fin des plaisirs auxquels on ne goûte que pendant les vacances.
Mais la rentrée c'est aussi et surtout des illusions. C'est une journée construite sur le paraître aussi bien dans le corps professoral que chez les élèves. En effet, chacun essaie de paraître ce qu'il n'est pas précisément ce jour de l'année.
Le professeur va se montrer jovial voire accueillant envers ses élèves pour essayer de les débrider et de les mettre dans sa poche. Toutefois il doit montrer son autorité en affirmant ces désirs et pour cela il pousse son ultimatum annuel "ni retard, ni absences non justifiés, ni bavardages ne seront acceptés dans cette classe tant que je serai en vie!" C'est comme ça chaque année, il a pu s'habituer à son discours d'entrée en classe depuis toutes ses années d'artifices. C'est comme ça chaque année, cette phrase ne sera suivie ni par les élèves ni par lui-même.
Les élèves quant à eux, sont dans un moment de transition entre vacances et travail. Entre bâiller au corneilles et écouter le grand dadet qui gesticule inutilement à 10 mètres d'eux, en face du tableau. Eux aussi sont dans une logique du paraître, de l'illusion. Certains sont là pour se mettre le professeur dans leur poche. Pour cela ils se mettent au premier rang, lui font des sourires, rient à ses blagues, participent. D'autres encore, montre un élève calme et sérieux qui ne fait qu'écouter et prendre des notes. Enfin, certains autres sont là pour paraître autre chose. Ils veulent paraître "cools" aux yeux de leur nouveaux camarades. Ils donnent l'impression du gars nonchalant, bâillant ostensiblement, se tenant avachi sur leur chaises.
Bref, la rentrée c'est tout cela, donner pendant quelques heures que ça y est, cette année ça va changer. Mais en fait, ce que nous faisons n'est ni plus ni moins que nous rassurer. Le professeur veut se montrer que même après toutes ces années il peu toujours donner envie à ses élèves de suivre en cours. Les lèche-bottes quant à eux se rassurent en se prouvant qu'une fois de plus ils ont une chance de devenir le "chouchou" du prof. Et les autres, les autres essaient d'entrer dans l'esprit de leurs camarades pour se faciliter des amitiés naissantes car rien au monde n'est pire que ça. C'est ça qui fait peur dans ce mot de rentrée des classes.
Ce qui fait peur c'est d'être seul.

# Posté le mardi 02 septembre 2008 16:14

Demain...

Demain...
"A la semaine prochaine", "A demain", "A ce soir", "A plus tard".
Il est amusant de voir à quel point nous vivons en regardant vers l'avenir. Pourtant, nous vivons avec la peur de ce futur avec chaque instant. Oui, on a beau désirer devenir "plus grand", vouloir être "demain pour que tout ceci ne soit plus qu'un mauvais souvenir", nous avons peur de demain car nous ne savons pas ce qui se passera demain. Demain c'est l'inconnu et il est évident que l'inconnu bien qu'on le nomme "aventure", "adrénaline" ou encore "sensation forte" n'est rien d'autre que la recherche de cette peur. L'inconnu c'est ne pas savoir ce qui va se passer dans la seconde qui va suivre ce battement de coeur, c'est se livrer tout entier à son destin.
L'avenir nous fait peur c'est un fait. L'avenir c'est l'échéance. L'échéance de choses moins agréables que celles du présent que l'on voudrait faire "durer pour toujours". Demain c'est "la prochaine dissert' de philo", "les révisions du bac", "la feuille d'impôts", c'est le cercueil qui nous attend bien sagement. L'avenir c'est irrémédiablement la mort, c'est pour cela que nous voulons à tout prix arrêter le temps.
Mais notre égoïsme nous dicte aussi qu'il faut faire avancer plus vite, qu'il faut arriver aux plaisirs attendus rapidement. Alors on se prend à désirer que le futur arrive tout de suite. Du coup, on ne sait plus sur quel pied danser. Ralentir ou accélérer? N'est-ce pas ce désir d'être en vacances qui fait que le temps, quand nous y sommes enfin arrivés, s'accélère brutalement? N'est-cepas ce désir que tout aille plus vite qui fait justement que le temps se joue de nous en ralentissant les heures les plus pénibles?
Aujourd'hui, comme hier, comme demain, je suis pris dans cette illusion qu'est le temps. Je voudrais me retrouver une semaine en arrière mais je veux aussi avancer jusqu'au mois prochain, pourtant je ne veux pas être demain. Demain qui irrémédiablement me retrouvera caché derrière mon oreiller. Et pourtant il faut l'assumer, le temps passe et chaque seconde qui s'écoule égraine encore un peu plus les grains de sables qui forment le sablier vital. Oui, il faut l'admettre, rien ni personne ne pourra le changer. Nous sommes des êtres à cheval entre le passé et le futur mais qui ne pourront jamais avoir la satisfaction de savourer l'instant présent.

# Posté le lundi 01 septembre 2008 16:35

Je suis une légende

Je suis une légende
Hello Hello! How are you today? Je dois être en mode anglais au début de mes articles lol, ça doit peut être faire mieux je sais pas! Aujourd'hui vous avez le droit à une pitite critique sortie de derrière mes fagots. Le film que je vais vous présenter s'appelle Je suis une légende, il a fait parler de lui quand il est sorti en décembre dernier mais qu'en est-il de sa qualité? C'est ce que nous allons voir au cours de cette article.
Je suis une légende c'est l'histoire de Robert Neville (Will Smith) un scientifique qui a participé à l'élaboration d'un remède contre le cancer. Un beau jour il trouve le remède infaillible, il a vraiment réussi à guérir le cancer! Les autorités de la ville de New York sont tellement enthousiasmées qu'elles proposent d'inoculer le remède à la Grande Pomme dans son intégralité! Seulement voilà, le problème c'est que dès l'instant où les gens ont inoculé le « remède » ils se transforment en des sortes de monstres. Seuls quelques privilégiés ont la chance d'être immunisés contre la propagation du virus. Robert Neville est l'un de ces chanceux, enfin, pas si chanceux que ça...
New York est mise en quarantaine, plus personne n'a le droit d'en sortir. Trois ans plus tard, nous retrouvons notre scientifique préféré, absolument seul dans la cité emblématique des Etats-Unis dévastée. Que fait-il me demanderez-vous? Il recherche un antidote au virus qu'il a causé mais principalement, il essaie de survivre à la solitude ce qui laisse la place à de nombreuses scènes insolites telles qu'une séance de swing depuis un avion de chasse ou une course avec des cerfs à bord d'un bolide en plein coeur de New York!
Neville est donc bien seul au monde, il n'a personne pour l'embêter et il peut faire tout ce qu'il veut! Que demander de plus après tout? Et bien le problème c'est que dès que la nuit tombe, la Grosse Pomme n'est plus si déserte que ça. En effet, les monstres créés par le virus sortent de leur tanière la nuit (ils ne supportent pas la lumière du jour...) et cherche désespérément de la chair fraîche à se mettre sous la dent. Robert Neville est donc obligé de se cacher pour ne pas être dévoré par les créatures qu'il a engendré.
Je suis une légende est entre autre un film de science-fiction mais aussi un film qui donne des frissons. En effet, de nombreuses scènes ont pour objectif de nous faire sursauter dans notre confortable fauteuil. Bien que peu souvent montrée, la menace des monstres pèse sur le spectateur tout au long du film. Il est difficile de ne pas voir que ce film a coûter des millions de dollars tant les effets spéciaux sont omniprésents. Rien que de penser que des rues entières de New York ont été bloquées pour les besoins du film nous donne une petite idée du coût du long métrage.
La critique que je pourrai formuler à l'encontre de Je suis une légende c'est le fait que dès que le héros est en danger il est toujours sauvé, c'est assez horripilant car ça nous enlève une bonne part du suspens. On se dit souvent : « Mais non, il va pas mourir! » ce qui est sans doute voulu remarquez! Enfin, à force ça devient lassant.

Les plus :
Un budget bien mis à profit.
De la science-fiction qui sort un peu de Star Wars (ça change!)

Le p'tit moins :
Bien que bon acteur, Will Smith reste peu crédible dans son rôle. Enfin, c'est le sentiment qu'il m'a donné, désolé pour les fans (moi aussi je l'aime beaucoup vous savez!)
Le point négatif que j'ai cité plus haut, c'est ce que CinéLive a appelé « la manie du deus ex machina » dans le numéro de janvier dernier...

Pour finir, Je suis une légende est un bon film que l'on peut réserver aux fans de science-fiction et aux adolescents voulant se faire une petite soirée à la lampe torche encore que ça ne fasse pas si peur que ça. Voilà, c'était tout pour aujourd'hui. A très bientôt (j'en ai l'intention en tout cas!)
Tom7523.


# Posté le lundi 03 mars 2008 08:08

Modifié le mardi 03 juin 2008 16:42